Le phénomène new burlesque

Non, le strip tease n’implique pas forcément une blonde décolorée à l’accent du sud (désolée pour mes lectrices sudistes 😀 ) répondant au « surnom » de « Vérolina » ou « Kellina » qui se trémousse sur un podium devant les caméras de Confessions Intimes. Le strip tease n’implique pas non plus obligatoirement le port de tenues aussi échancrées que ridicules, dignes d’un carnaval du cheap (agent de sécurité, infirmière qui tient plus du cochon que de la cochonne, lapin neurasthénique).

Mais souvent, dans ces cas-là, on ne parle plus de strip tease, trop connoté background de sexshop miteux d’un faubourg quelconque, mais effeuillage. Et si on veut y mettre du second degré, on parlera d’effeuillage burlesque (et là, j’entends mon vilain mari crier « bourrelet-esque » – car, oui, dans ce type d’exercices, toutes les morphologies féminines ont leur place!).

La déesse contemporaine de cette pratique, celle dont on regarde les vidéo en boucle en essayant de copier – avec plus ou moins de succès – les mimiques, les postures et les tenues, c’est évidemment la parfaite Dita Von Teese [oui celle du verre de Martini (et de Cointreau) géant]. La papesse incontestée de cette nouvelle vague d’effeuilleuses (nouvelle vague… depuis une bonne décennie néanmoins) qui pourtant n’a pas grand chose à voir avec la plupart des « artistes » qui s’en réclament. Quelle déception, en effet… A quelques exceptions près, on a l’horrible impression de voir une armée de clones, pin-up aux corsets tirés tout droit du film Moulin Rouge qui mélangent les inspirations retro de manière plus ou moins heureuse. En somme, Dita n’a pas vraiment de souci à se faire quant à une éventuelle concurrence.

Mais du point de vue de la femme, qu’est-ce que ce phénomène peut nous apporter? Décomplexer l’effeuillage, en public ou à deux. Apprendre à apprivoiser et mettre en valeur son corps. Sortir des sentiers battus dans sa vie à deux (car, oui, tout cela s’entretient… Les mises à jour sont fortement recommandées dans les relations à deux – homme/femme, homme/homme et femme/femme)

Ce phénomène de l’effeuillage « burlesque » tente également de déplacer le rôle de l’effeuilleuse par rapport à la strip teaseuse. Si cette dernière apparaît soumise aux fantasmes de son public (d’où les costumes sortant généralement des codes des films X), l’effeuilleuse imposera ses propres codes (généralement tiré de l’univers « retro » ou « vintage ») et ses références érotiques au public, que ce dernier les partage ou pas. C’est dans ce déplacement que ce phénomène me semble le plus intéressant, en permettant aux femmes qui le pratiquent de se réapproprier leur corps – et leur approche de ce dernier – pour mieux l’offrir à la vue de l’autre (ou des autres pour celles qui se lancent dans le spectacle, avec dans ce cas un objectif encore différent).

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Saint-Valentin 2012

Loin des oursons en peluche brodés de « Je t’aime » et autres GIF glitters de Titis grimés en cupidon…

La marque de lingerie Agent Provocateur (qui fait baver d’envie tellement c’est joli et sexy ! mais qui coûte la peau des fesses que les pièces qu’elle propose sont censées (vaguement) recouvrir) communique sur le net par le biais de vidéos plutôt… Bref, regardez.

Bonne Saint Valentin J – 6 !