[Marque] Lascivious

Je tenais à évoquer aujourd’hui une marque relativement peu connue Outre-Manche: Lascivious qui propose des articles tout à fait charmants. La collection 2012 reprend les codes du vintage et du burlesque, notamment en proposant des suspenders, comprenez porte-jarretelles, froufroutant à souhait !

 

Modèle Kitty Raspberry

Je profite aussi de cet article pour officialiser ma réconciliation avec une pièce de lingerie que je trouvais absolument vulgaire jusqu’à peu, mais qui me conquiert de jour en jour et de modèle en modèle, à travers des articles revisités par plusieurs marques cette année: le soutien gorge seins-nus, parfois pudiquement appelé « remonte seins ». Ces pièces me renvoyaient plus à l’ambiance d’un sex shop miteux ou d’un bar à strip tease au sol dégoûtant… Jusqu’à ce que je découvre ça :

Modèle Kitty Raspberry

 

 

 

 

Dernier coup de coeur, la jupette à suspenders de la ligne Lexi :

 

 

Porte-jarretelles

Comment porter un porte-jarretelles? Même si avec ce froid seules les plus téméraires le tenteront pour une sortie, il y a quelques règles à connaître et respecter.

Dans un premier temps, il y a différents modèles à choisir selon que vous souhaitez les porter en serre-taille, sur les hanches ou carrément en jupette

(Vous pourrez trouver tous ces modèles chez Marques de Noblesse)

 PJ à porter sur les hanches des Jupons de Tess (modèle la Gourmande)

PJ – jupette collection Rue des Demoiselles de chez Maison Close

serre taille retro avec jarretelles larges et attaches en métal Vintage Line de chez Verdissima.

Dans les deux premiers cas, apprenez que le PJ (sauf s’il couvre vos fesses – modèle jupette par exemple) se porte sous votre culotte/string/tanga. Et oui. Déjà, c’est bien plus pratique pour aller très trivialement aux toilettes (oui, même les princesses y vont). Et puis, normalement, ça se garde pendant qu’on fait ce que l’on avait en tête en les mettant.

Mais bien évidemment, le PJ peut se porter en dehors de tout rituel de séduction. Dans ce cas, préférez le avec des jarretelles larges et des attaches en métal qui tiendront bien mieux les bas. Si vous avez vraiment peur que vos bas se détachent, vous pouvez opter pour des bas « tient seul » que vous attacherez au PJ. D’aucunes préfèrent le PJ à 6 jarretelles pour une meilleure tenue et un look plus rétro. Mais en dehors des boutiques en ligne, il est quasi impossible d’en faire l’acquisition… A réserver à celles qui sont sûres d’en faire un usage plus quotidien.

Et le fin du fin, porter des bas couture !

Et pour un clin d’oeil un peu fetish, les attaches qui se fixent… sur la cuisse : modèle « Le Petit Secret », toujours chez Maison Close

Made by Niki – collection string

Encore une marque découverte grâce à l’e-shop d’Eloge des Dessous, Marques de Noblesse !

Cette marque anglaise (encore!) propose notamment une collection intitulée « string » qui ne m’a pas laissée indifférente… Non, rien à voir avec les strings (absolument has been depuis novembre 2009 !)

[découverte] La marque Chansonette

Je viens à peine de découvrir les collections cette marque américaine qui propose des choses très mignonnes !

Une lingerie simple et retro, sexy mais juste ce qu’il faut pour pouvoir la porter tous les jours: body, soutien-gorge inspiré du bullet bra, gaines et culottes bouffantes ! Tout ce que n’importe quelle adepte de la lingerie se doit d’avoir dans sa commode aux merveilles en 2012 !

Malheureusement, ils ne distribuent qu’outre Atlantique…

Le phénomène new burlesque

Non, le strip tease n’implique pas forcément une blonde décolorée à l’accent du sud (désolée pour mes lectrices sudistes 😀 ) répondant au « surnom » de « Vérolina » ou « Kellina » qui se trémousse sur un podium devant les caméras de Confessions Intimes. Le strip tease n’implique pas non plus obligatoirement le port de tenues aussi échancrées que ridicules, dignes d’un carnaval du cheap (agent de sécurité, infirmière qui tient plus du cochon que de la cochonne, lapin neurasthénique).

Mais souvent, dans ces cas-là, on ne parle plus de strip tease, trop connoté background de sexshop miteux d’un faubourg quelconque, mais effeuillage. Et si on veut y mettre du second degré, on parlera d’effeuillage burlesque (et là, j’entends mon vilain mari crier « bourrelet-esque » – car, oui, dans ce type d’exercices, toutes les morphologies féminines ont leur place!).

La déesse contemporaine de cette pratique, celle dont on regarde les vidéo en boucle en essayant de copier – avec plus ou moins de succès – les mimiques, les postures et les tenues, c’est évidemment la parfaite Dita Von Teese [oui celle du verre de Martini (et de Cointreau) géant]. La papesse incontestée de cette nouvelle vague d’effeuilleuses (nouvelle vague… depuis une bonne décennie néanmoins) qui pourtant n’a pas grand chose à voir avec la plupart des « artistes » qui s’en réclament. Quelle déception, en effet… A quelques exceptions près, on a l’horrible impression de voir une armée de clones, pin-up aux corsets tirés tout droit du film Moulin Rouge qui mélangent les inspirations retro de manière plus ou moins heureuse. En somme, Dita n’a pas vraiment de souci à se faire quant à une éventuelle concurrence.

Mais du point de vue de la femme, qu’est-ce que ce phénomène peut nous apporter? Décomplexer l’effeuillage, en public ou à deux. Apprendre à apprivoiser et mettre en valeur son corps. Sortir des sentiers battus dans sa vie à deux (car, oui, tout cela s’entretient… Les mises à jour sont fortement recommandées dans les relations à deux – homme/femme, homme/homme et femme/femme)

Ce phénomène de l’effeuillage « burlesque » tente également de déplacer le rôle de l’effeuilleuse par rapport à la strip teaseuse. Si cette dernière apparaît soumise aux fantasmes de son public (d’où les costumes sortant généralement des codes des films X), l’effeuilleuse imposera ses propres codes (généralement tiré de l’univers « retro » ou « vintage ») et ses références érotiques au public, que ce dernier les partage ou pas. C’est dans ce déplacement que ce phénomène me semble le plus intéressant, en permettant aux femmes qui le pratiquent de se réapproprier leur corps – et leur approche de ce dernier – pour mieux l’offrir à la vue de l’autre (ou des autres pour celles qui se lancent dans le spectacle, avec dans ce cas un objectif encore différent).